'El asedio' (noticias y artículos sobre la novela)

Comentarios y noticias sobre el resto de los libros de Pérez-Reverte

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grognard
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Mensaje por grognard » Vie Oct 21, 2011 6:18 am

¡Impresionado!

A lo último, y para enredar más: los álfiles son doblemente contrarios, blanco o negro y escaque blanco o negro.

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grognard
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Mensaje por grognard » Vie Oct 21, 2011 4:37 pm

La diagonal del loco es una película francesa de 1984 dirigida por Richard Dembo.

En esta película, el ajedrez se convierte en el centro de una parábola sobre la Guerra Fría (1950-1989) a comienzos de los años ochenta. La traducción del título es equívoca, pues la palabra fou en francés, además de loco significa alfil del juego de ajedrez, lo que dado la temática de esta película resulta bastante coherente.
Esta película consiguió en 1985 el Oscar a la mejor película extranjera.

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grognard
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Mensaje por grognard » Vie Oct 21, 2011 6:02 pm

http://www.babelio.com/livres/Perez-Rev ... ues_presse

Cadix dans tous ses états
Xavier Houssin - Le Monde des Livres - 20/10/2011

Ce pourrait être une de ces immenses toiles classiques qui occupent un pan de mur entier dans les salles des musées. Ici, elle pourrait s'appeler 'Le Siège de Cadix'. Elle montrerait la ville, en 1811, cernée par les troupes napoléoniennes. Les remparts, la plage, les marécages au loin. Mais voilà qu'on repousse les limites du cadre. Glissant d'un groupe, d'un personnage à l'autre, on se rend compte qu'on suit le tracé d'allers et retours voulus par l'artiste : lignes de force, diagonales.

Le titre français du dernier roman d'Arturo Pérez-Reverte est justement 'Cadix ou la diagonale du fou'. Le soleil ras qui tombe sur cette terrasse un peu isolée du quartier de l'Odéon à Paris lui fait plisser les yeux. L'écrivain espagnol dessine du bout du doigt sur la table une succession de croisements imaginaires. "J'ai voulu que se rejoignent différents types de romans, explique-t-il. Un roman historique, un roman d'amour, un roman policier, un roman d'espionnage, un roman de guerre, un roman maritime..."

C'est la première fois que l'auteur des 'Aventures du capitaine Alatriste' (Points, six volumes de 2000 à 2009) et du 'Tableau du maître flamand' (JC.Lattès, 1993), 60 ans en novembre et plus de 20 livres à succès, se confronte à un tel mélange des approches et des genres. Toutes les formes en effet qu'il a éprouvées précédemment s'y retrouvent.

Dans la cité soumise au blocus, quel lien existe-t-il entre ces jeunes filles battues à mort et dont, à chaque fois, on retrouve les corps à l'endroit précis où tombent les bombes françaises, et les recherches balistiques d'un officier d'artillerie? Comment peut-on rapprocher l'enquête menée par un commissaire de police à la moralité douteuse des activités discrètes d'un taxidermiste lettré? Et quels sentiments éprouve vraiment l'héritière d'une riche compagnie navale envers le capitaine de son navire corsaire?

Arturo Pérez-Reverte sourit largement: "J'ai pris cela comme un défi. Mais une histoire m'apparaît d'abord comme un problème narratif à résoudre. Je tiens à être efficace. J'ai envie qu'on sente le vent sur la mer, que l'on partage les atermoiements du policier, que l'on éprouve la solitude de la femme célibataire. C'est du travail. Je ne me sens pas "artiste". Je suis un lecteur qui écrit des romans." Les auteurs du XIXe siècle, de Dumas à Dickens, de Hugo à Stendhal, ont accompagné son enfance. Et chez lui, la geste napoléonienne était aussi une épopée familiale. "Le grand-père de ma grand-mère avait été grenadier à Waterloo. Quand j'étais petit, on me racontait la bataille, comment il courait, les Prussiens à ses trousses."

Cette époque, qu'il retrouve aujourd'hui dans Cadix, avait déjà fait le décor du 'Hussard' (Seuil, 2005), son premier livre paru en 1986. Il y racontait l'aventure d'un très jeune homme, soldat de l'empereur, engagé dans la campagne d'Espagne où il espère la gloire et qui finit fugitif et traqué. Héros pathétique. "Désabusé, écrasé plutôt, insiste Pérez-Reverte. Je n'ai pas inventé grand-chose. Je porte ma littérature dans mon expérience. J'ai quitté ma famille à 18 ans avec un sac au dos et j'ai passé mon temps, comme reporter, dans des pays en guerre. Dieu, le respect, la foi en l'homme, tout a été balayé. J'écris avec l'innocence que la vie m'a enlevée."

Vingt ans et quelques de conflits, de la guerre israélo-arabe du Kippour en 1973, au Liban, au Mozambique, au Nicaragua, aux Malouines, au Tchad, en Erythrée, en Bosnie, qu'il affrontera dans un texte terrible, 'Le Peintre des batailles' (Seuil, 2007). "Il y a des romanciers qui écrivent avec leur imagination, moi, j'écris avec mes souvenirs. Je n'ai besoin de rien d'autre pour décrire la violence. Lorsque j'étais à Beyrouth ou à Sarajevo, j'ai vu des choses épouvantables. Mais ce sont les livres qui m'ont permis de supporter. Sans eux, cela aurait été impossible. Et toujours aujourd'hui, lorsque j'ai des doutes, des angoisses, je vais vers Montaigne, je vais vers Homère. C'est une compagnie dont je ne peux me passer."

Arturo Pérez-Reverte partage sa vie entre Madrid et son bateau avec lequel il navigue en Méditerranée. "Ma vraie patrie de mémoire et d'étoiles", dit-il. Dans sa Cadix bouleversée, tout se lit à ciel ouvert. Fantastique roman à tiroirs, semé d'embûches, de filets, de traquenards, où les rues, les quartiers se déplient en un gigantesque échiquier, où les événements, les intrigues sont autant de parties à jouer. Le danger est permanent de se tromper d'adversaire.

Au lecteur, sur ses gardes, d'avancer sans croiser la diagonale du fou.

--

Podría ser una de esas inmensas telas que ocupan un paño de pared entero en la sala de un museo. Se podría llamar Le Siège de Cadix. Mostraría la ciudad de Cádiz cercada por las tropas napoleónicas. Las murallas, la playa, las marismas a lo lejos. Pero en este caso, sin duda, rebosaría los límites del marco.

Cádiz 1811. José Bonaparte está en el trono de España y el país lucha contra la ocupación de los ejércitos napoleónicos. Mientras, en la ciudad más liberal de Europa, las batallas tienen otra naturaleza. Chicas jóvenes son brutalmente asesinadas a latigazos, en el justo lugar donde caen las bombas francesas. Estos crímenes trazan sobre la ciudad, un tablero de ajedrez sobre el que una mano invisible mueve sus peones según las líneas de tiro, la dirección del viento o de cálculos de probabilidad, sellando el destino de los personajes: un policía brutal y corrupto, la heredera de una importante compañía de comercio marítimo, un corsario presto a arriesgar su vida por amor, un taxidermista misántropo y un excéntrico artillero francés.


Saltando de un grupo, de un personaje a otro, nos damos cuenta que seguimos los trazos de idas y venidas queridos por el artista: líneas de fuerza, diagonales.
El título francés de la última novela de Arturo Pérez-Reverte es justamente Cádiz o la diagonal du fou.
El sol raso en el horizonte, cae sobre esta terraza un poco aislada del barrio del Odéon de París y le hace entrecerrar los ojos. El escritor español dibuja con la punta del dedo sobre la mesa una sucesión de líneas imaginarias que se cruzan. “He querido que se junten diferentes tipos de novela. Una novela histórica, una novela de amor, una novela policíaca, una novela de espionaje, una novela de guerra, una novela de aventuras en el mar…”
Es la primera vez que el autor se enfrenta a una mezcla tal de géneros. Y en efecto todas las novelas que ha descrito anteriormente, se juntan en ésta.

En la ciudad asediada ¿Qué nexo existe entre las jóvenes asesinadas, dónde, cada vez que encuentran los cuerpos, en ese preciso lugar caen las bombas francesas, y las investigaciones balísticas de un oficial de artillería?
¿Cómo liga la investigación de un comisario de policía con la dudosa moralidad de las discretas actividades de un taxidermista?¿Y qué sentimientos tiene la heredera de una rica compañía naval hacia un capitán corsario?

Arturo Pérez-reverte sonríe largamente: “Me lo tomé como un desafío. Pero una historia se me apareció como un problema narrativo que resolver. Tiendo a estratificar. Tengo ganas que sientan el viento del mar, que compartan las preocupaciones del policía, que sientan la solitud de la mujer soltera. Es trabajo. No me siento como un artista. Sólo soy un lector que escribe novelas”. Los autores del siglo XIX, de Dumas a Dickens, de Hugo a Stendhal, lo acompañaron en la infancia. Y en su hogar la gesta napoleónica era también una epopeya familiar. “El abuelo de mi abuela era granadero en Waterloo. Cuando era chico, me contaban la batalla, como hacían correr a los prusianos a sus cuarteles.

Gigantesco tablero de ajedrez.

Al lector, un aviso, avance sin cruzar la diagonal ‘du fou’.


Lo he traducido como he podido. Me he saltado una parte, que es información para lectores franceses, de cosas que nosotros ya hemos leído muchas veces.
Última edición por grognard el Vie Oct 21, 2011 7:06 pm, editado 1 vez en total.

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Rogorn
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Mensaje por Rogorn » Vie Oct 21, 2011 6:52 pm

Gracias. Pon la versión original también si la tienes.

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grognard
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Mensaje por grognard » Vie Oct 21, 2011 7:35 pm

Jaque mate.


No sé si es el hilo adecuado...

Hoy he visto la charla/entrevista de Pérez-Reverte con Leontxo García en la Final de Maestros de Bilbao.

No se juega al ajedrez impunemente.(...) Todo jugador de ajedrez es un asesino en potencia.

Soy un tipo poco emotivo. Almenos en lo formal.(...) Sin embargo, esa película, La diagonal del loco, la diagonal del alfil... yo recuerdo. La he visto muchas veces. Es mi favorita, de ajedrez.
Esa escena en la que están Michel Piccoli y el otro en la cama. Me emociona hasta las lágrimas.
Última edición por grognard el Vie Jun 14, 2013 6:32 pm, editado 1 vez en total.

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Rogorn
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Mensaje por Rogorn » Jue Nov 10, 2011 11:10 am

El "asedio" gaditano a Francia
diariodecadiz.es - 10/11/2011

Imágenes empapadas de Cádiz se han filtrado en los hogares de Francia. 'Thalassa', el programa de la cadena de televisión pública France 3 que desde 1975 se sumerge en el mar para sacar a flote todo lo relacionado con él, emitió en la tarde-noche del pasado viernes un reportaje sobre esta ciudad, con el escritor Arturo Pérez-Reverte como guía. El documental, titulado 'Cadix, un bijou andalou' (Cádiz, una joya andaluza) y realizado por Ramón Gutiérrez e Yvon Bodin, rescata con ayuda de las palabras del novelista el Cádiz del asedio francés. El Cádiz de las Cortes. El Cádiz liberal y moderno de principios del siglo XIX. En definitiva, ese Cádiz que el escritor de Cartagena plasma en su obra 'El Asedio', traducida en francés a 'Cadix, ou la diagonale du dou' [sic].

Pérez-Reverte pasea por las callejuelas del Cádiz actual que tan bien conoce. "No soy de aquí, pero soy del sur. Soy mediterráneo, y para mí es un territorio familiar. Cádiz tiene 3.000 años de historia, y la ciudad es como un trozo de esa historia petrificado en el mar, muy poderoso desde el punto de vista literario. Eso la convierte en un marco perfecto para situar una historia".

Accede a la cámara oscura de la Torre Tavira y se le ve disfrutar con las imágenes que allí descubre: torres vigías, la Catedral, porciones de mar, un inmenso mar de azoteas salpicado de ropa tendida... Luego camina por José del Toro y Ancha. "Ésta es la calle Ancha, el Wall Street del Cádiz de entonces, el centro comercial. Aquí se encontraban las grandes casas de comercio, las oficinas, los consignatarios, los consulados extranjeros... y era aquí donde se negociaban los cargamentos de los barcos con destino o procedencia en las colonias de América, evitando a los piratas y corsarios franceses e ingleses. Aquí circulaba el dinero todas las mañanas, era el lugar donde se juntaban Europa y América, era el cogollo de todo ese encuentro. Estaban los cafés donde se leía la prensa y se discutía, y enfrente los bancos, el sector financiero. Había una riqueza enorme".

Continúa el recorrido por esta ciudad tocada por el mar y "construida de manera que las calles no dan directamente a él, sino que se cruzan unas con otras para combatir el Levante y el Poniente. Y está asentada sobre la piedra del arrecife para combatir los temporales". Ya en La Caleta, habla de los fenicios, del primer puerto que instalaron en la Península. Su presencia es sustituida durante unos minutos por la de tres componentes de la agrupación de animación sociocultural Los Pimpis de Cai, que meses atrás iniciaron sus Rutas de la Pepa por los lugares doceañistas. Moisés, Daniel y Leo hablan sobre el espectáculo que ofrecen a los visitantes y sobre cómo se ganan la vida. Reaparece el novelista. Esta vez, en la azotea de una finca. Otea el horizonte.

El Oratorio de San Felipe Neri también aparece en el vídeo. Pérez-Reverte accede al edificio, inmerso en obras de restauración, y tras contemplarlo, comparte: "En este lugar es donde las dos Españas se enfrentan por primera vez. Hasta entonces no había habido conflictos ideológicos directos, pero en este sitio se enfrentan las ideas de la España conservadora, religiosa y monárquica de una parte, y de la otra la España moderna, ilustrada y liberal. De este primer enfrentamiento, todavía suave, derivan los terribles enfrentamientos que asolaron el país durante el siglo XIX y XX, y que culminaron en la Guerra Civil".

A las puertas del Oratorio, Los Pimpis tiran del romancero y representan para el periodista una parodia de las sesiones de las Cortes. El cartaginense sonríe. Ríe: "El humor gaditano es español, pero sobre todo andaluz. Es muy gaditana esa mezcla de resignación e ironía. Es como decir que si no puedes cambiar las cosas, las criticas con malicia. Mientras te hundes, al menos te hundes con gracia. El talento consiste en sacar la risa de las cosas más dramáticas de la vida".

El reportaje, de 14 minutos, finaliza con esta reflexión del escritor: "Me pregunto si el descubrimiento de América no fue una maldición más que una oportunidad para España. Todo el oro de América sirvió para financiar las guerras de Flandes. España reinó sobre el mundo durante dos siglos, pero la población no participó de esa riqueza. Esa es la gran paradoja del poder español de la época".

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grognard
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Mensaje por grognard » Jue Nov 10, 2011 11:26 am

¡Cogollo! Era cogollo.

Dou dou en francés es osito de peluche.

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aik
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Mensaje por aik » Jue Nov 10, 2011 3:27 pm

"En este lugar es donde las dos Españas se enfrentan por primera vez. Hasta entonces no había habido conflictos ideológicos directos, pero en este sitio se enfrentan las ideas de la España conservadora, religiosa y monárquica de una parte, y de la otra la España moderna, ilustrada y liberal. De este primer enfrentamiento, todavía suave, derivan los terribles enfrentamientos que asolaron el país durante el siglo XIX y XX, y que culminaron en la Guerra Civil".


A mi me ha gustado mucho este razonamiento.
Dice mucho con poco. O al revés...
Gracias.
"Son Españoles los que no pueden ser otra cosa". (Cánovas)

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Ada
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Mensaje por Ada » Jue Abr 26, 2012 11:02 am

Cubierta y primeras páginas de El Asedio en italiano

http://www.piemmedirect.it/immagini/pdf ... 795609.pdf
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Victoria
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Mensaje por Victoria » Jue Abr 26, 2012 1:32 pm

Fantásticas Ada. Gracias por colgar el enlace.
La única salvación de los vencidos es no esperar salvación alguna.

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Ada
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Mensaje por Ada » Lun Abr 30, 2012 12:25 pm

CORRIERE DE LA SERA - 20 OCTUBRE DE 2010
HTTP://ARCHIVIOSTORICO.CORRIERE.IT/2010 ... 0051.SHTML


TRADUCCIÓN:

Encuentros. Tropea publica “Il giocatore occulto”, historia de un asesino en serie. La protagonista parece haber sido tomada prestada de la tía solterona del escritor.

El punto de inflexión de Pérez-Reverte: “ He encontrado mi Lolita”

El autor abandona a héroes y coorsarios y pesca en los recuerdos de la infancia.

Madrid. – Jaque al héroe. Jaque al super-hombre, triste, solitario y decadente. Jaque al seductor, al cínico y al fullero. Jaque a los corsarios, los espadachines, los aventureros. Acaba de desembarcar Lolita en el mundo de Pérez-Reverte. La tía solterona de sus recuerdos de infancia en Cartagena. No especialmente bella ni despiadada como la narcotraficante Teresa Mendoza de “La reina del sur” ni misteriosa como Tánger, la cazadora de tesoros sumergidos de “La carta esférica”. Lolita Palma es una mujer de negocios del XVIII, racional y joven en Cádiz, la ciudad más liberal de Europa, bajo el asedio francés de hace dos siglos. Representa también un punto de inflexión en el recorrido narrativo de su autor, que archiva momentáneamente al Capitán Alatriste y sus hermanos, para observar el mundo, la historia, la guerra, los hombres y sobre todo el mar, con mirada de mujer. Lo que no significa romanticismo o sentimentalismo. “Tengo 59 años. Desde los 25 escribo novelas. Ahora he querido hacer un expermiento: la novela de todas mis novelas. No es una novela total, termino pedante, sino un libro en el que entran tantos géneros: el thriller, la aventura, la historia, el amor, el mar, la ciencia. Donde reverberasen además, mis libros anteriores, con todos mis trucos y mis experiencias” anticipa Pérez-Reverte. El resultado tiene título: “L’Assedio” ya en los puestos más altos de las clasificaciones de más vendidos de las librerías españolas.
Mientras tanto la edición italiana, que será publicada dentro de ocho días por el editor Marco Tropea, he sido privilegiado en la elección del título, el corazón “giallo” de la historia: la macabra partida de un asesino en serie de muchachas en una ciudad bombardeada. El reto perverso del “Giocatore occulto” atraviesa, sin una lógica aparente, una Cádiz que lucha por la independencia, asedidada por los franceses. “He descubierto, siendo corresponsal de guerra, el cambio de las ciudades cuando se ven influidas por presiones externas. Las atmósferas que se crean y los ambientes son muy interesantes”- recuerda Pérez-Reverte- Lugares falsamente seguros y cómodos, que se pueden limpiar con el caballo de madera. He conocido ciudades asediadas: Beirut, Nicosia, Sarajevo y he visto cómo se altera el comportamiento de las personas, he estudiado la geometría del caos”. Pero no ha derivado en una novela histórica_ “la historia me sirve de fondo: la España dominada por los franceses es en este caso el escenario que he elegido para ambientar la victoria de una burguesía que agoniza, el mundo “gatopardesco” que se consume lentamente”.
Cádiz, en 1810, era aquello en lo que habría podido convertirse todo el país si no hubiera perdido el tren de la historia: culta, liberal, libre de la hegemonía de curas, reyes y ministros. Una burguesía que comerciaba, leía, estudiaba, hablaba varios idiomas, viajaba”. El héroe burgués en este caso se llama Lolia Palma y es una joven, cuyo padre había hecho que estudiase aritmética, cambio internacional, conversión de pesos, medidas y monedas y contabilidad. Además habla, lee y escribe en inglés y se entiende en francés. Dicen que sabe de cualquier cosa incluso de botánica, la niña. De plantas flores,... pero pobrina, ya ha pasado de los 30, desgracia que se ha quedado soltera” es la venganza, el alivio y liberación de los chismes amorosos, cotilleos, distantes de la emancipación”.
“Conozco ese mundo de chascarrillos- sonríe el autor-, es la historia de mi familia, en la burguesía de Cartagena. El destino de la tía soltera, de la que se habla por las tardes en casa tomando un café”.
Hasta que llega su sobrino, Arturo Pérez Reverte, a rescatarla y reescribir su destino. ¿El desquite de una feminista con miriñaque? “Por caridad. Detesto los anacronismos. Una feminista entonces? No. Siempre me he burlado del feminismo talibán- alude a su polémica con Bibiana Aido, ministra de Igualdad del Gobierno de Zapater0-. Soltera y huérfana de padre, Lolita Palma es una mujer que debe hacerse cárgo de la herencia familiar. Es una mujer que juega en un mundo de hombres y entiende que debe jugar con reglas masculinas. Pero las mujeres de verdad no son hombres disfrazados. De hecho Lolita no pierde el vicio feminino de siglos de enamorarse del malo: “Pepe Lobo es un seductor; en la España de hoy sería un torero, un Cayetano Rivera”, busca paralelismo c0n la actualidad del autor. El caso en cuestión es un corsario que, a diferencia de lo que ocurre en otras novelas de Pérez-Reverte, cede el timón de la trama a su coprotagonista, es ella quien lleva la partida. “No es novedoso- observa el escritor- Desde siempre la mujer es quien toma la iniciativa. Son ellas quiénes eligen y elaboran una relación. El hombre pone el territorio pero es ella quien lo amuebla. Pero desde el punto de vista narrativo el héroe masculino ya está demasiado explotado. Se puede repetir combinando con elementos ya conocidos. El héroe masculino, como el Capitán Alatriste, puede ser sólo un héroe cansado. De el sabemos qué le va a ocurrir tras la batalla. Sin embargo la mujer ha tenido sólo un siglo de existencia literario, y ahora es el personaje más moderno y potente. Además su juicio es más lúcido” cuenta Arturo Pérez-Reverte que fue, una vez, su hija Carlota, hoy arqueóloga en Pompeya, quien lo iluminó sobre el universo femenino. “Con apenas 7 años, un día, me reprendió por cualquier cosa “Pero Papá!” me espetó con un tono de superioridad moral. Ya sabía que los hombres son criaturas despreciables. De los que protegerse, incluso. Entonces comprendí que la mirada de una mujer es diferente de la de un hombre y ahora me esfuerzo en comprender el misterio de aquella mirada”. Seguramente una escritor habría sugerido un final distinto para Lolita, en cuyas venas fluye inevitablemebte la sangre de Faulques, El pintor de batallas: “ en aquella novela está toda mi visión, cruda y pesimista, de la vida. He contado cómov eo el mundo y ahora no puedo rectificar. Mis personajes sucesivos se mueven a la luz de aquello que establecí en El pintor de batallas. Me impide escribir otra cosa.Porque cuando escribo me limito a recordar”. No puede inventar, como su amigo Javier Marías, “un novelista puro. Un gran amigo. De pequeños leíamos los mismos libros: con una diferencia, aquellas historias él las quería escribir, yo vivirlas”.

Rosaspina Elisabetta

(20 ottobre 2010) - Corriere della Sera
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Mensaje por Ada » Vie May 04, 2012 11:04 am

Nota de prensa de lanzamiento de El asedio en USA y Puerto Rico

Alfaguara Publishes 'El asedio' Outstanding New Novel from Arturo Perez-Reverte

MIAMI, July 27 /PRNewswire/ -- One of the most anticipated books of the year has just been released: the new novel from Arturo Perez-Reverte, "El asedio" (The Siege) ―an ambitious, literary work that, in the words of the author "includes the best of my previous novels." In one of the most intriguing aspects of the story, the city of Cadiz, has been converted into an actual chess board, and the novel's many characters move in a dangerous game of chess.
The novel's story line is set in Cadiz, from 1811 to 1812, during the French siege in the War for Independence. And although the book is historical, it also presents multiple characters and dramatic narratives that converge in an adventure story, a romance, a detective novel, and espionage. It's also a story that's extraordinarily contemporary. "The historical aspect is only the hook, or basis, for the riddles, intellectual puzzles, and action--with characters that are thrilling, life-like, and adventurous. All this is compiled in a solid and well-told story," affirms the author.
"When I read the last line on the final page, all I could think was, 'What a novel Perez-Reverte has written!' I'm in awe of his ability to entertain and challenge readers with every new novel," explains Pilar Reyes, editorial director for Alfaguara in Spain. "When we began working on the campaign to launch "El asedio" I told Arturo that we have to call this the novel that 'has it all.' He wouldn't let me. But I still think that he has succeeded in creating the ultimate novel and that's what we have to talk about. Now all of you can read it, and I'm certain that you'll agree that Arturo has really out done himself this time.
Arturo Perez-Reverte (Cartagena, Spain, 1951) with over 15 million copies sold worldwide is considered Spain's most read author. His works have been translated to 34 languages, and four of his novels have been adapted to cinema. He was a war reporter for 21 years, and in February 2003, he was inducted into the prestigious Real Academia Espanola. He is the author, among others, of: "El husar," "El maestro de esgrima," "La tabla de Flandes," "El club Dumas," "Territorio Comanche," "La piel del tambor," "La carta esferica," "La Reina del Sur," "El pintor de batallas," "Cabo Trafalgar," "Un dia de colera" and also of the historic series "Las aventuras del capitan Alatriste," which was made into a major motion picture starting Viggo Mortensen.
You may find Arturo Perez-Reverte on the web:
New web page: http://www.perezreverte.com
Facebook page: http://www.facebook.com/perezreverte
Twitter: http://twitter.com/perezreverte
"El asedio" is now available at your nearest bookstore in the US and Puerto Rico.
SANTILLANA AUTHORIZES THE REPRINT OF THIS TEXT FOR THE PROMOTION OF THE BOOK.
SOURCE Santillana Publishing Co.

http://www.prnewswire.com/news-releases ... 14004.html
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Mensaje por Violette » Sab May 05, 2012 9:26 am

Ada escribió:Cubierta y primeras páginas de El Asedio en italiano

http://www.piemmedirect.it/immagini/pdf ... 795609.pdf


pues la portada no está mal, pero el título no tiene nada que ver... estas traducciones acaban por matar el sentido del libro. Porque el título, quieras o no, predispone al lector sobre lo que va a encontrar en el texto, y "el jugador oculto" no sitúa ya de entrada, en el mismo contexto que puede situar "el asedio". En fin... cosas de traductores, de mercados, o de conocimientos generales de la población (que vete tú a saber lo que saben en Italia de la invasión francesa de España y de lo que supuso Cádiz).

¿Podremos encontrar libros de Pérez Reverte en italiano este año en la Feria del libro de Madrid? sería genial...
¿Para qué sirve un libro sin imágenes ni diálogos?

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Mensaje por Ada » Sab May 05, 2012 1:26 pm

Violette escribió:

¿Podremos encontrar libros de Pérez Reverte en italiano este año en la Feria del libro de Madrid? sería genial...


Creo que sí, este año el país invitado es Italia. Algo habrá que pueda caer. Y si no siempre nos quedará Pasajes, la Librería Italiana o Iberlibro
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Rogorn
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Mensaje por Rogorn » Sab May 05, 2012 2:56 pm

Hay un hilo entero sobre la edición italiana de 'El asedio':

http://capitan-alatriste.com/modules.ph ... pic&t=3855

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Mensaje por Violette » Dom May 06, 2012 7:03 am

Ada escribió:
Violette escribió:

¿Podremos encontrar libros de Pérez Reverte en italiano este año en la Feria del libro de Madrid? sería genial...


Creo que sí, este año el país invitado es Italia. Algo habrá que pueda caer. Y si no siempre nos quedará Pasajes, la Librería Italiana o Iberlibro


jejejeje... o escaparnos en un vuelo barato a Italia y, como otros van de tiendas de moda, ir de librerías!! :wink: :wink: :wink:
¿Para qué sirve un libro sin imágenes ni diálogos?

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grognard
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Mensaje por grognard » Dom Jun 10, 2012 8:32 pm

Arturo Pérez-Reverte, Label de Cadix
Anne de Saint-Amand - lefigaro.fr - 21/10/2011

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En exclusivité pour « Le Figaro Magazine », le grand romancier espagnol nous fait visiter les rues de Cadix, où se situe l'action de son nouveau roman.

Capitán Alatriste!» «Señor Escritor!»... A Cadix, Arturo Pérez-Reverte est un héros. Quand ils le voient, les "mosiù", les petites dames et les jeunettes le saluent ou viennent l'embrasser. Comme pour le remercier d'avoir planté dans leur ville le décor de son nouveau roman, qui se situe au moment de l'invasion napoléonienne. La ville, depuis 1811, n'a du reste guère changé. Sous un soleil radieux, on aperçoit, au-delà du port au nord, la rive du Trocadero : «C'est de là que les Français envoyaient leurs bombes», souligne l'écrivain. Puis, longeant la côte jusqu'au sud-ouest, apparaît le fort de Santa Catalina, haut lieu de duels. Il jouxte la belle plage de la Caleta où noçaient les Gaditans (habitants de Cadix) pendant le siège. Une chance, la brise est douce, car ici soufflent le levant et le sirocco qui rend fou. «Cadix est comme un bateau de pierre au milieu de la mer, soumis à tous les vents. Mais c'est un cuirassé, riche de forts et de murailles, au milieu de tempêtes réelles ou imaginaires.»

Dans 'Cadix, ou la diagonale du fou', tandis que les Gaditans reçoivent des bombes françaises et mènent leurs riches affaires maritimes avec l'Amérique, le commissaire Tizón enquête sur une série de meurtres de jeunes filles, la négociante Lolita Palma surveille ses navires marchands, le marin Pepe Lobo échappe à une felouque corsaire, le saunier Mojarra se débrouille, l'artilleur Desfosseux calcule la portée de ses projectiles, les députés ferraillent autour d'une nouvelle Constitution... Autant d'histoires que l'auteur développe avec gourmandise dans un livre polyphonique : «Roman historique, polar, livre d'espionnage, d'amour, maritime: j'y ai mis tous mes plaisirs, en tant qu'écrivain et en tant que lecteur.» Contrairement à certains de ses contemporains installés, Pérez-Reverte ne s'économise pas. C'est avec un luxe de détails en artillerie, navigation, costumes, politique, qu'il fait évoluer ses personnages éminemment romanesques, mais pas forcément romantiques. «Tous ces gens ont existé. Même ce Mojarra, l'un de ces hommes du peuple qui paient toujours le prix sans jamais tirer profit.» L'œuvre a requis deux ans de travail et «toute une vie d'expériences. J'arrive à l'imagination par la mémoire. Quand je parle de torture, d'odeur de cadavre, d'hôpital, ce n'est pas de la littérature, ça ne vient pas de Dumas: je l'ai vécu.»

L'ex-reporter de guerre s'est aussi inspiré d'histoires familiales, invoquant (comme dans 'Le Hussard') son ancêtre soldat à Waterloo ou sa grand-mère botaniste, dissimulée sous les traits de la superbe Lolita Palma. A l'instar d'Olvido dans 'Le Peintre de batailles' ou de Teresa dans 'La Reine du Sud' (dont l'adaptation télé connaît un immense succès outre-Atlantique), Lolita n'est ni ange victime ni démon coupable, chose notable dans la littérature hispanique. «On a tout dit sur l'homme mais aussi sur la femme de type Karenine ou Bovary. On n'a pas tout écrit sur la femme du XXIe siècle...»

Suite de la visite, au pas de course, à travers les petites rues piétonnes. «Le tracé date du XVIIIe siècle. Cette ville très rationnelle, si systématique, m'a donné de grandes possibilités narratives: l'échiquier, la géométrie... » On traverse la place du Mentidero où, avec matelas et chansons, les habitants passaient la nuit à l'abri des bombes. Après quelques diagonales, voici celle de San Francisco, résidence de Lolita Palma. «Les gens vivaient bien à l'époque. Malgré le siège, ils n'avaient pas faim, contrairement aux Français! Je me sens bien ici, je me balade, j'imagine les personnages, leur vie... Me promener avec mon roman dans la tête était un plaisir irrésistible.» Façades colorées, blanches fenêtres ouvertes... «Là-haut, c'est l'un de ces miradors où les commerçants guettaient l'arrivée des bateaux.» Beaux symboles de cette puissance au XIXe siècle. «Cadix n'avait pas l'air espagnol: ici, la bourgeoisie était riche et cultivée, l'Eglise et la monarchie n'y avaient que peu de poids. C'est l'Espagne que j'aurais voulue et qui n'a pu advenir. Car au lieu que Cadix illumine le reste du pays, c'est le reste du pays qui a contaminé Cadix. Et quand le commerce des Amériques s'est effondré, ce fut la fin de cette société libérale et progressiste, au profit d'une Espagne noire et obscure. Nous sommes la conséquence de cette histoire.»

Le regret est perceptible dans le roman : «Le pays est resté entre les mains de l'Eglise la plus réactionnaire d'Europe, de rois stupides et incapables, de ministres corrompus, d'une aristocratie oisive. Ici, la secousse sociale et politique des Lumières n'a jamais pu se faire, et ces gens sont toujours là.»

Pas tendre, le célèbre Ibère tire régulièrement à boulets rouges sur la classe politique espagnole. Tel ce ministre «qui n'a pas de couilles» ou, ce mois-ci, José Luis Zapatero, qualifié ni plus ni moins d'«imbécile». «Si un canard se déplace comme un canard, a des plumes de canard, un bec de canard, c'est un canard, non? Si quel qu'un gouverne comme un imbécile, sourit comme un imbécile, est imbécile, alors c'est un imbécile, non?» L'écrivain se fiche de son image... «Agressive? Je peux me le permettre car je ne dépends de rien d'officiel (il est néanmoins membre de l'Académie royale espagnole, ndlr). Mes lecteurs ont fait de moi un homme libre. S'il y avait une guerre civile, je me ferais fusiller d'un côté comme de l'autre.»

Comme son auteur et comme dans ses œuvres précédentes, 'Cadix, ou la diagonale du fou' exhale un singulier désenchantement. «Du temps de mon héroïne Lolita Palma, il y avait encore des révolutions à mener, des changements à expérimenter. Mais le XXe siècle a été la déroute de tous ces combats. On sait aujourd'hui que le monde qui vient ne sera pas meilleur, il sera même pire. C'est maintenant que les véritables barbares arrivent...» Et d'ajouter qu'il n'est pas un pessimiste, mais «un réaliste très bien informé». L'éducation, sans doute. «J'ai été élevé avec beaucoup de soin: chaque pas, chaque tableau, chaque idée disait que mon père était l'Europe, ma mère, la Méditerranée, et la langue savante, le français. Je me suis préparé à un monde qui n'allait plus exister!»

Seule demeure la grande bibliothèque : «Avec mes frères et mes cousins, on jouait à la bataille en utilisant les livres empilés comme des barricades, ce qui rendait fou mon grand-père... Mais ces centaines d'ouvrages! Dumas, Scott, Hugo!» Il possède aujourd'hui 30 000 volumes, parmi lesquels il pense un jour s'enfermer. «Clac clac clac clac!» On entend alors l'une de ces onomatopées qu'il emploie souvent à l'écrit. «Quand je serai très vieux, je clouerai les portes, préparerai des bouteilles de vin, de la lumière, et je dirai: "Allez tous au diable!"» Mais puisqu'il n'y a plus d'espoir, pourquoi ne pas se retirer maintenant ? «Ah non! D'abord parce que je gagne de l'argent! (rires) Plus sérieusement: j'ai encore tant à faire. Chaque livre est une nouvelle aventure, c'est recommencer ou multiplier ma vie par mille. Mais quand je serai "épuisé" (en français dans le texte, ndlr), ce sera terminé. Le bateau m'aide beaucoup: quand je n'en peux plus, je prends mon voilier et pars naviguer sur la Méditerranée. Je passe vingt jours en mer, je reviens et je reprends mes activités. Mais le jour où même le bateau ne parviendra plus à me consoler, je m'isolerai.»

L'heure n'a pas encore sonné. Bientôt arrivera en France le septième volume du Capitaine Alatriste, et d'autres suivront. On le revoit devant le château de San Sebastián au petit matin, à la pointe sud du rocher. Assis face au bleu, comme lorsqu'il était enfant à Cartagena, avec ses livres au bord de l'eau, El Capitán regarde au loin : il a encore d'autres rivages à atteindre.

'Cadix, ou la diagonale du fou', Seuil, 764p., 23€. Traduit de l'espagnol par François Maspero.

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grognard
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Mensaje por grognard » Dom Jun 10, 2012 8:45 pm


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Siana
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Mensaje por Siana » Dom Jun 10, 2012 9:48 pm

8O Tizón

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Mensaje por aik » Lun Jun 11, 2012 7:44 am

Siana escribió:8O Tizón


Siiiii! :D
"Son Españoles los que no pueden ser otra cosa". (Cánovas)

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